Des réflexes pour économiser au quotidien

En finir avec le gaspillage

> Economies envisagées : + 400 €

 

Salade flétrie, yaourt périmé depuis deux jours… Selon l’Ademe, chaque Français jette 32 kilos de nourriture par an, dont 10 encore sous emballage ! Une habitude qui pèse sur l’environnement.

Gaspiller un pain équivaut, en terme d’émanations de CO2, à rouler en voiture pendant 2,24 km ou à faire tourner un lave-vaisselle 1,93 fois (d’après l’Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement) !

De plus, ce gaspillage coûte 100 à 160 euros par habitant et par an. Pour réduire ces pertes, il suffit d’établir des menus afin d’acheter seulement le nécessaire, de vérifier les dates de péremption avant l’achat, etc.

Côté habillement, chaque ménage dépense 1 230 euros par an et certains articles ne sortent jamais du placard (114 euros de vêtements jamais portés pour chaque Français).

Pour y remédier, les spécialistes conseillent par exemple de se fixer une quantité maximale d’habits (on ne garde que sept paires de chaussures, sept pantalons, sept robes, etc.).

 

Préférer les achats durables

> Economies envisagées : 10 à 500€

 

Alors que 720 millions de téléphones portables sont jetés dans le monde chaque année, qui n’a pas rêvé de pouvoir réparer lui-même son appareil ?

C’est l’objectif visé avec le FairPhone, un smartphone équitable et modulaire fabriqué par une entreprise néerlandaise, afin de pouvoir remplacer soi-même les pièces détachées, de l’écran à la prise audio. Mais ces initiatives restent rares.

Les plus bricoleurs peuvent se tourner vers commentreparer.com, un site proposant des tutoriels pour réparer des milliers d’appareils de toutes marques, du téléphone au lave-linge.

Côté habillement, selon l’ouvrage “International Fair Claims Guide for Consumer Textiles Products”, la durée de vie moyenne d’une robe ne serait que de un an, avant que le tissu se déforme ou que la fermeture Éclair se casse ! Pour une chemise, il ne faut pas espérer plus de deux ans.

À l’opposé de la fast fashion, la marque Patagonia répare les dommages liés à l’usure pour une somme modique. Le surcoût d’achat est donc largement compensé. Mais là encore, peu de marques s’engagent dans cette voie.

 

Acheter 50 EUROS l’essentiel, emprunter le reste

> Economies + 50€

 

Dans chaque logement dorment 70 objets qui ne servent plus… Est-il utile d’acheter une perceuse pour accrocher un seul cadre, ou une tente pour camper une semaine ? Non, répondent les plateformes de consommation collaboratives.

Ainsi, le site ShareVoisins met en relation des riverains afin qu’ils échangent objets ou services. Grâce à La Machine du Voisin, vous allez laver votre linge près de chez vous, contre une poignée d’euros. Sur TrocVestiaire ou Star Trok, les internautes renouvellent leur garde-robe à l’infini. En passant par Drivy, on peut louer une voiture à un particulier.

Quant à Donnons.org, il permet de céder des objets devenus superflus. Enfin, avec Mon Atelier en Ville, il est possible de louer à Paris un atelier à l’heure, avec tous les outils pour bricoler.
 

Vive la deuxième main !

> Economie d’au moins 10 EUROS

 

Les Français dépensent en moyenne 396 euros en achats d’occasion et vendent pour 260 euros les objets qu’ils n’utilisent plus. Même si le marché de deuxième main incite à acheter du superflu, il modifie les modes de consommation et permet des économies, difficiles à estimer. Le juste prix pour l’occasion? La moitié de celui du neuf.

 

Haro sur le jetable

> Economies dès 20 EUROS

 

Réutilisable ou jetable ? Sur le plan de l’environnement, la question se pose souvent, mais selon l’association Mountain Riders, après sept utilisations, un gobelet en plastique lavable a moins d’impact écologique que son équivalent jetable.

De rares enseignes récompensent les clients bannissant le jetable : ainsi, Starbucks offre 0,30 euro par boisson à ceux qui apportent leur mug. Autre idée : faire remplir une cartouche d’imprimante vide permettrait, selon l’association Que choisir, 30 à 60 % d’économies par rapport à l’achat d’une neuve. Enfin, le vrac vendu dans les magasins bio coûte 5 à 30 % de moins que l’équivalent emballé (mais souvent plus que le non-bio).

 

Privilégier les circuits courts

> Economie allant de 500 à 1000€

 

Question environnement, acheter des produits locaux n’a que du bon.
En Bretagne, d’après l’Ademe, une pomme de terre ne parcourt que 5 km si elle est vendue sur le marché par le producteur, contre 579 km dans un magasin bio !